Nathalie au quotidien

Lundi 08 juillet 2013

Voici le courriel reçu de Nathalie aujourd'hui à 18h47 heure de Montréal:

 

"today july 8th 2013 i arrived at the canadian embassy in riyadh at

8:30am local time with my 3 children. We stayed one hour in the entry
hall and my kids began to cry because they were hungry. Canadian
consul , rene dagenais refused to give them something to eat and
instead he called saeed to come back in order to take the kids out the
embassy. After feeding saeed brought them back and left again , but
canadian officials refused to let the kids entering again inside
embassy. My children stayed one hour at the gate in hot weather ! I
saw my eldest son samir standing outside and i decided to go talk to
him. He cried while saying me that  canada doesn't let him to enter. I
said to the security guards that my son is canadian and were born in
canada. They replied that their manager inside embassy refused. I
stayed inside canadian embassy from 8:30am to 4:3
0pm without food , without drink and i spoke to the canadian consul
rene dagenais only 3 times in the entry hall. At 4:30pm , rene
dagenais came to me again with an agent of security, ron surwaj in
order to say that i'm illegal inside canadian embassy and ron surwaj
will kick me out. I said no, it's my right to stay inside the embassy
as canadian national and i need help.  rene dagenais replied that he
will call the police for me and i will be arrested in jail for having
stayed at the canadian embassy. I said, i'm not afraid ! Call the
police, i'm waiting. Rene dagenais said to ron surwaj to come with him
outside , because he will go take saeed to me. After, rene dagenais
asked me to go talking to saeed at the gate and when i came near , i
felt someone pushed me in my back and i looked behind, i saw ron
surwaj. Saeed got angry and me too ! How they could do that to
canadian national ! We began to have fight and rene dagenais did
repeat again that he will call the police for me. Many canadian
officials of male gender was outside watching us and many others on
the street + many security guards. I asked the name of ron surwaj and
he replied to me "oh sure, take it and i hope you write my name on
your web site".  rene dagenais said to a security guard to open the
gate for me and he gave me my stuff. He said move now and don't come
back anymore while around 12 men were watching  behind rene dagenais.
      i need the surveillance cameras who took all pictures & videos
of july 8th 2013 . Surveillance cameras are witnesses and i need it as
proof before canadian officials goes to delete the day of july 8th
2013 on their surveillance records.    nathalie morin "

Lundi 21 novembre 2011

Bonjour à vous toutes et tous,

 

Voici quelques nouvelles de Nathalie. Elle a parfois accès à Internet et peut donc maintenant nous donner de ses nouvelles. Nous savons qu'elle va bien. Elle et les enfants mangent trois fois par jour et ils ont même des fruits. Environ une fois par semaine, Nathalie peut aller à l'épicerie et emmener les enfants jouer au parc, accompagnée. 

 

Ses conditions de vie se sont améliorées mais pour combien de temps encore? Il n'y a pas si longtemps, il y avait peu de nourriture et d'eau potable à leur disponibilité et Nathalie n'était pas autorisée à sortir de l'appartement même pour faire l'épicerie.

 

Même si Nathalie et les enfants peuvent maintenant manger à leur faim, ils ne sont pas libres pour autant. Nathalie n'a qu'une hâte c'est de revenir vivre au Canada avec ses enfants. Elle désespère de voir ce jour arriver et votre soutien reste important.

 

Merci d'être toujours là pour eux,

 

Mardi 26 juillet

Depuis lundi 13 juin, Saeed n'a pas laissé Nathalie parlé à sa mère. Nous n'avons donc plus aucune nouvelles de Nathalie... jusqu'à ce que Saeed accepte à nouveau de lui donner un téléphone.

Lundi 20 juin

La mère de Nathalie, Mme Durocher, a reçu un courriel de Mme Huda qui travaille pour la Commission des Droits de la Personne, organisme gouvernemental Saoudien.

 

Nathalie est allée la voir aujourd'hui à son bureau de Dammam - cela signifie que son conjoint l'y a emmené et qu'elle n'est pas à Bisha comme il essayait de le faire croire. Nathalie était très mécontente que Mme Huda ai demandé à Mme Durocher d'arrêter d'envoyer de l'argent car Saeed Al Sharahni n'a pas de travail et donc la famille n'a pas d'argent.

Dimanche 19 juin

Depuis lundi 13 juin nous n'avons plus de nouvelles de Nathalie. Des rumeurs disent que Saeed l'a emmenée à Bisha, d'autres qu'elle est encore à Dammam.

Lundi 13 juin

Lundi, les déclarations de Nathalie sont publiées en Arabie.

 

Deux agents consulaires Canadiens se rendent à Dammam voir Nathalie. Ils vont également au poste de police où Nathlie a été interrogée. Ils confirment qu'aucun charge au criminel ne sera retenue contre elle mais le dossier est toujours "sous enquête".

 

Dernier contact téléphonique rapide entre nathalie et sa mère. Depuis ce jour, Saeed refuse qu'elle parle avec qui que ce soit - aussi bien avec sa mère qu'avec le personnel de l'ambassade Canadienne de Riyad.

Dimanche 12 juin

Sous la contrainte, Nathalie est interviewée par les journaux saoudiens. Son message est le suivant: sa mère à voulu la faire kidnapper. Elle veut rester en Arabie Saoudite où elle est heureuse avec son mari.

 

Le Comité de Soutien réfute ce témoignage sous contrainte dans un communiqué de presse le 15 juin.

Vendredi 10 juin

Messages SMS reçus de Nathalie:

 

1er message, 7h02 AM: « since today 9:35am local time, i'm with my kids being held by force in a tent

in the middle of the desert between dammam and riyadh. With 1 man and en, friend of saeed, but saeed

is not with us. They don't know the mobile is with me, they think i forgot it or lost it at home. I'm

writing in hese people are smoking marijuana and i'm scare. »

2e message, 10h44 AM: « we are on the highway on the way back home. I'm writing in secret from

public ladies toilet. On the phone, saeed told me than he will don’t judge ut i must to say what he wants

if I speak with anybody from government or media. Also he told me than very soon we may go to

bisha. I been held in the middle of the desert with my kids by 1 men and 2 woman during 8 hours

today. Saeed is waiting us home!!! »

 

Lundi 06 juin 2011

Johanne Durocher contacte Mme Wajeeha Al-Huwaider, activiste féministe et journaliste saoudienne. Nathalie et les enfants n'ont plus de nourriture ni d'eau potable et Saeed EL Sharahni a quitté la ville depuis 2 jours. Il ne doit pas être de retour avant le 9 juin. Mme Durocher demande à Al-Huwaider de porter de l'argent à Nathalie et de l'emmener faire l'épicerie.

 

Mme Al-Huwaider se rend au domicile de Nathalie avec son amie Fouzia Al-Uyouni. Nathalie est en mesure de sortir de l'appartement quand Mme Al-Huwaider l'appelle car elle a une clé de cachée. Cette clé a été faite par Johanne Durocher en 2009 quand elle est allée en Arabie Saoudite. Nathalie la cache depuis ce temps-là. Nathalie rejoint donc Mme Al-Huwaider avec les enfants. Elle ne veut pas les laisser seuls dans l'appartement. Rappelons qu'ils ont entre 2 et 8 ans.

 

Quand Nathalie rejoint Mme Al-Huwaider, Saeed attend dans une voiture de police. Il en sort et fait Nathalie de remonter dans l'appartement. Du haut de sa fenêtre, alors que Nathalie est au téléphone avec sa mère pour lui expliquer ce qui vient de se passer, elle voit un autre véhicule de police arriver. Les deux femmes Saoudiennes sont escortées au poste de police par les 2 véhicules où elles subiront un interrogatoire de 5 heures.

 

Nathalie sera aussi emmenée à la police pour être interrogée pendant 2 heures. On lui signifiera que le dimanche suivant elle sera à nouveau convoquée pour faire face à des accusations de tentative d'enlèvement d'enfant.

 

Lundi 08 novembre 2010

La nuit dernière Saeed a réveillé Nathalie a 3h00 du matin. Il lui a dit d'aller se laver le visage car ils allaient partir. Nathalie est entrée dans la salle de bain.

 

Quand elle en est sortie, il lui a dit qu'ils partiraient dans 20 minutes et d'aller s'asseoir dans le salon en attendant.  Elle s'est assise sur le divan.

 

Il y avait un film qui passait à la télévision: une histoire vécue. Elle a donc écouté le film. L'histoire se passait en Iran. Un mari musulman voulait se débarasser de sa femme.  Alors il a décidé de l'accuser d'adultère et a monté tout un scénario. À la fin du film tout le village le croit, alors la femme est lapidée publiquement et elle meurt.

 

Quand le film s'est terminé, Saeed a dit à Nathalie qu'ils ne sortaient plus et qu'elle retourne se coucher. Il était 5h00 du matin. Sans dire un mot Nathalie est retournée se coucher.

Lundi 25 septembre

Depuis 2 mois, Nathalie a une toux sèche et est très fatiguée. Le 15 septembre, Saeed a emmené Abdullah et Samir à l'hôpital Saad car ils souffraient également de toux. Abdullah a reçu des médicament pour l'asthme et Samir un sirop contre la toux. 

 

Quant à Nathalie, elle a réussi a voir un médecin, en présence de Saeed. Ce médecin lui a donné des médicaments pour les ulcères d'estomac et le reflux gastrique, et lui a dit qu'elle avait les problèmes de quelqu'un qui ne sort jamais de la maison.  Il a recommandé à Nathalie de sortir une heure par jour si non, son état ne s'arrangerait pas malgré les médicaments. Bien sûr,il est impossible pour Nathalie de sortir une heure par jour.


La semaine suivante, Sarah, 22 mois, était également malade et Nathalie n'allait pas mieux. Saeed les a emmenées à nouveau à l'hôpital le 22 septembre. Le 2e médecin vu par Nathalie lui a dit qu'elle avait une inflammation aux poumons et qu'elle devait voir un pneumologue. Il lui a prescrit de la cortisone et des antibiotiques. Cette nouvelle prescription a diminué sa toux mais elle a toujours le souffle court et doit encore dormir assise. Pour Saeed, il est hors de question que Nathalie voit un pneumologue.


Présentement, les 3 enfants ont des problèmes de toux ou d'asthme: Abdullah, 4 ans, doit prendre deux pompes deux fois par jour depuis plus d'un an et mâcher de la gomme médicamentée avant de s'endormir pour l'aider à respirer. Quant à Samir, il n'a toujours pas vu de psychologue ni reçu de suivi ou thérapie comme le recommandait le pédiatre de l'hôpital Saad début 2009. À 8 ans, Samir est loin de s'exprimer correctement que ce soit en français, en arable ou en anglais. Sa situation scolaire est médiocre et ne s'améliorera pas cette année vu qu'il vient de commencer l'école en retard et qu'il n'a pas suivi.


L'appartement où vivent Nathalie et les enfants est insalubre: l'eau coule de la tuyauterie dans la cuisine et la salle de bain. La moisissure a fait son apparition dans la maison. Depuis plusieurs mois, Nathalie n'a pas de savon pour laver. Elle a beau frotter la moisissure à l'eau, elle ne part pas.


À plusieurs reprises, Johanne Durocher, la maman de Nathalie a écrit aux Affaires Étrangères Canadiennes pour rapporter cette situation mais rien ne se passe.  Le gouvernement canadien réfère Nathalie à la commission des droits humains en Arabie. Cette comission dit qu'elle ne peut rien faire pour Nathalie car elle est canadienne.


Jamais Nathalie n'a reçu un appel de l'ambassade Canadienne pour savoir comment elle allait ni si sa situation s'améliorait. L'ambassade connait pourtant la situation à risque de sa ressortissante. Les gouvernements Canadiens et Saoudiens ferment les yeux et ne semblent agir minimalement que lorsqu'il sont mis au pied du mur. À chaque fois, ils arrivent toutefois à se sortir de toute intervention à faire et laissent Nathalie et ses enfants à leur sort.


Nous espérons que les gouvernements canadiens et saoudiens vont changer d'orientation et comprendre que la situation de Nathalie et de ses enfants ne pourra pas s'arranger sans leur participation.

 

À chaque événement particulier, comme ces nouvelles sur la santé de Nathalie et des enfants, nous nous disons que les gouvernements Canadiens et Saoudiens n'ont plus le choix que d'agir au regard des nouvelles preuves de sévices et mauvais traitements. À chaque fois, ces deux gouvernements 
trouvent une porte de sortie pour laisser Nathalie et les enfants à leur vie sordide, enfermés dans un appartement insalubre de Damman, sans nourriture excepté de l'eau et du pain!


Quand ces deux gouvernements vont-ils s'assoir pour enterriner une entente et permettre à Nahalie et ses enfants de revenir vivre une vie normale au Canada?


Nous vous demandons de continuer à écrire aux ambassades canadienne et saoudienne ainsi qu'au Ministre des Affaires Étrangères. Vous trouverez toutes les informations à la section Comment soutenir.

Mardi 7 septembre

SMS envoyé par Nathalie aujourd'hui:

"Saeed s'est acheté, en plus du i phone, un jeans Georgio Armani, un jeans Dolce Gabana, un t-shirt Dolce Gabana, une casquette Ferrari et un parfum Christian Dior. Moi et les 3 enfants nous sommes séquestrés et nous mangeons de la farine+ de l'eau, des dattes et du riz blanc!!!"

Mardi 17 août

Alors que le Ramadan a commencé le 11 août, Nathalie et ses enfants restent, eux, privés de nourriture nuit et jour. Ils n'ont pour seul repas que du pain et de l'eau.


Le ramadan est pourtant le moment de l'année où il est demandé aux musulmans de faire preuve d'empathie et où les actions de charité et de générosité sont encouragées. Rien de tel pour Nathalie et ses 3 enfants en Arabie Saoudite! Du pain, de l'eau, un appartement sans air climatisé par une chaleur de plus de 40 degrés celcius, des fenêtres fermées.


Nous interpellons le gouvernement saoudien, la Commission des droits humains d'Arabie Saoudite, le Saudi National Society for Human Rights (NSHR) ainsi que l'ambassade du Canada en Arabie Saoudite : venez en aide à ces 3 enfants ainsi qu'à leur mère qui meurent de faim et de chaud dans un appartement de Dammam pendant que leur gardien, Saeed Al Sharahni, ne s'occupe que de lui-même!


Voici le message qu'a fait parvenir Nathalie à un membre du Comité de soutien par message texte le 17 août 2010 :

"Je suis nathalie morin. Mes 3 enfants et moi sommes sequestre sans cle dans un appartement chaud par manque d'air climatiseur (sic).

Presque pas de meuble, car saeed a vendu 80%des meubles.

Nous mangeons du pain et buvons de l'eau.

La flush de la toilette ne fonctionne pas. L'odeur repugnante de la toilette envahie l'appartement.

Mes 3 enfants et moi desirons rentrer au canada."


Qu'attentent le gouvernement saoudien, la Commission des droits humains d'Arabie Saoudite, le NSHR, l'ambassade canadienne pour venir en aide à ces 4 êtres humains en train de mourir de faim dans un appartement de Dammam! Nous leur demandons leur intervention en urgence auprès de Nathalie, Samir, Abdullah et Sarah qui ne survivront pas longtemps à de telles conditions de vie.


Pourquoi n'ont-ils pas le droit à des conditions de vie humaines? Pourquoi laissez-vous Saeed Al Sharahni, père des trois enfants de Nathalie, agir de la sorte envers sa famille?

 

Le Comité de soutien à Nathalie ainsi que sa mère, Johanne Durocher, vous demandent de protéger ces 4 victimes avant qu'il ne soit trop tard. Nous vous demandons de les mettre à l'abri de leur tortionnaire et de faciliter leur retour auprès de leur famille au Canada.


Dimanche 25 juillet

Message texte reçu de Nathalie dimanche 25 juillet:

 

"cest moi nathalie. saeed est dans douche. j'ecris en secret. saeed a vendu mon climatiseur. jai dit pourquoi. il m'a donné des coups de poing dans le visage et dans le ventre"

Jeudi 22 juillet

Nathalie est de retour à Damman, ville où elle habitait avant son départ pour Bisha. Elle y a rencontré, à deux reprises, l'organisme gouvernemental des droits humains, la National Society for Human Rights (NSHR) d'Arabie Saoudite depuis son retour.


Malgré une rencontre entre l'ambassadeur canadien à Riyad, M. David Chatterson, et le président de la NSHR d'Arabie Saoudite la semaine passée, il semble qu'aucune entente n'aie été établie au sujet de Nathalie et de ses enfants. Selon Nicolas Gauthier, agent consulaire à Riyad, il aurait seulement été question de garder le dossier de Nathalie ouvert et aucunement d'aide alimentaire pour Nathalie.


L'ambassade canadienne a toujours discrédité Nathalie et n'a jamais cru ce qu'elle disait. Aujourd'hui, l'ambassade semble avoir une version différente de celle des Affaire Étrangères à Ottawa et donner plus de crédibilité à ses propos.


Saeed refuse de payer pour acheter de la nourriture à Nathalie et les enfants. Pour la NSHR d'Arabie Saoudite, il n'est pas question qu'ils leur fournissent de la nourriture car ce n'est pas leur mandat. Une femme de cet organisme a acheté elle-même de la nourriture pour Nathalie et ses enfants.


En résumé, Saeed refuse de nourrir sa famille et la NSHR d'Arabie Saoudite ne semble pas être en mesure d'aider Nathalie. Le gouvernement canadien ne semble pas favoriser la sécurité de ses 4 ressortissants pour qu'ils soient envoyés dans un lieu sûr.


Le Comité de soutien à Nathalie Morin demande au gouvernement canadien qu'il assure minimalement la sécurité et le bien-être de Nathalie et des enfants en favorisant leur admission à la maison d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale à Djeddah avant son retour au Canada. Ce refuge nous semble être le seul lieu où elle pourrait être en sécurité avec ses enfants et recevoir une aide psychologique appropriée.


Nous sommes tous très inquiets pour Nathalie et les enfants. Leur situation empire et devient de plus en plus sordide.

 

Johanne, la maman de Nathalie, est très inquiète. Pour elle, il est intolérable de voir sa fille et ses petits-enfants vivre dans un danger quotidien où leur sécurité physique est compromise et leurs besoins vitaux ne sont pas respectés. Elle demande au gouvernement canadien ainsi qu'à l'ambassade de Riyad d'agir pour que sa fille et ses petits-enfants soient placés en lieu sûr.

 

Johanne tient à vous remercier tous de vos mots de soutien, d'indignation et d'encouragement. Tout cela est très important pour elle.


Aussi, si vous voulez témoigner votre soutien à Nathalie, vous pouvez écrire directement à l'ambassadeur canadien à Riyad, M. Chatterson - david.chatterson@international.gc.ca - aux services consulaires de cette ambassade - ryadh-cs@international.gc.ca - et au Ministre Cannon - cannon.l@parl.gc.ca.


Merci de votre soutien, nous en avons besoin.
Le Comité de soutien à Nathalie Morin

Mercredi 14 juillet

Samedi 10 juillet, Saeed est revenu de Riyad après avoir rencontré les autorités saoudiennes. Il n'a pas obtenu l'argent qu'il demandait aux autorités de son pays.

 

À son retour à Bisha, pour se venger de ne pas avoir obtenu l'argent demandé, la famille de Saeed a sorti Nathalie du placard où elle est enfermée pour l'enfermer dans une autre pièce. Des membres de la famille sont entrés dans le placard et ont volé le peu de choses que Nathalie possédait dont les jouets et vêtements des enfants. La famille voulait ainsi de rembourser pour la nourriture qu'elle donne à Nathalie et ses enfants.

 

Aujourd'hui, Nathalie et les enfants sont privés de nourriture. Samir, 8 ans dans quelques jours, ne dit rien mais le petit Abdullah qui a 4 ans ne cesse de répéter qu'il a faim. Quant à Sarah, 20 mois, Nathalie la nourrit toujours au sein.

Dimanche 4 juillet

Depuis samedi 3 juillet, Saeed et sa famille privent Nathalie et les enfants de nourriture. Ils n'ont accès qu'à du pain et des dattes. Ils ne semblent pas être privés d'eau.


Aujourd'hui, Saeed a donné un téléphone cellulaire à Nathalie pour qu'elle appelle sa mère et lui raconte la situation dans laquelle elle et les enfants se trouvent depuis 2 jours.

 

À cause du manque de nourriture et de la pression qu'elle subit de la part de Saeed et sa mère (Jamila Abdullah Sultan Al Amri), Nathalie est en grande détresse ces derniers jours.

Lundi 21 juin

Messages textes envoyés aujourd'hui par Nathalie à un membre du Comité ainsi qu'à Nicolas Gauthier de l'ambassade du Canada à Riyad:

"01/03La mere de saeed ma dit d'avertir saeed qui m'achete de la nourriture parce qu'elle est trop pauvre pour me nourrir. Quand saeed est venu dans mon reduit

02/03:je lui ai fais le message. Il est partie acheter une boite de soupe indomie et quand il est revenu il m'a dit de ne plus jamais lui demander a manger

03/03:parce qu'il va venir nous tuer moi et tout le monde dans la maison, avec la mitraillette d'un de ses cousins."


Réponse de M. Gauthier:

"Tu croix vraiment qu'I'll va revenir avec une mitraillette? Votre mere peut pas vous envoyer de l'argent pour vous nourir?"


Réponse de Nathalie:

"01/02:Moi jai repondu a nicolas gauthier que ma mere ne va pas entrer dans le chantage de saeed et que au contraire elle va reclamer le rapatriement de mes 3

02/02:enfants au canada.Parce que saeed est fou et dangereux. Cest ce que jai repondu a nicolas gauthier aujourdhui."

Dimanche 20 juin

Johanne, la mère de Nathalie, a réussi à parler avec Nathalie aujourd'hui. Elle a appelé au numéro de la mère de Saeed qui curieusement n'a pas raccroché le téléphone comme elle le fait habituellement mais l'a passé à Nathalie. Nathalie était mal à l'aise de parler à sa mère sur ce téléphone car la mère de Saeed se choque quand Johanne appelle à son numéro.


Quand Johanne a appelé, Nathalie avait pour la première fois une discussion avec la mère et la soeur de Saeed dans la cuisine. D'après Nathalie, elles sont fâchées contre Saeed car la mère n'a pas les moyens de nourrir Nathalie et les enfants ni envie de les héberger. Depuis quelques semaines, Saeed, lui, habite chez un cousin. Il refuse de trouver un autre endroit pour Nathalie et les enfants ainsi que de quitter Bisha.


La mère et la soeur de Saeed ont demandé à Nathalie pourquoi elle ne retournait pas au Canada avec les enfants. Nathalie leur a répondu que Saeed refusait de les laisser partir.

 

Nathalie est toujours enfermée dans un réduit mais reçoit de l'eau et à manger.

 

Samedi 19 juin

Personne n'est en mesure de rentrer en communication avec Nathalie, ni sa mère, ni l'ambassade canadienne, et ce, depuis le 12 juin. Les dernières nouvelles reçues de Nathalie étaient un message texte (SMS) le 14 juin, où Nathalie démentait avoir voulu se suicider.

 

Depuis, chaque jour la mère de Nathalie appelle tous les numéros de téléphone qu'elle a (4) pour rejoindre Nathalie. En général personne ne répond, ou on raccroche la ligne dès qu'on entend sa voix.

 

 

Lundi 14 juin

Saeed a envoyé des messages à l'ambassade du Canada à Riyad, indiquant que Nathalie avait tenté de se suicider et était à l'hôpital. Il a envoyé les mêmes messages à Johanne, la mère de Nathalie. Nous étions tous très inquiets car dans des moments de découragement, Nathalie parle de suicide. Plus tard dans la journée, Nathalie a réussi à envoyer un message texte (SMS) à sa mère et à une personne de l'ambassade canadienne à Riyad. Elle a démenti avoir tenté de se suicider. Il s'agissait donc d'une manigance de Saeed pour effrayer tout le monde.


Depuis ce jour, personne n'est en mesure de rentrer en contact avec Nathalie, ni même l'ambassade canadienne.

Mercredi le 9 juin

Après que la mère de Nathalie a insisté en élevant le ton, la mère de Saeed a passé le téléphone à Nathalie. Celle-ci était sortie de son réduit et avait mangé un repas, genre fricassé.  Chaque fois que la mère de Nathalie porte plainte, ils ajustent leur attitude.  Saeed a enlevé le téléphone à Nathalie.  Ni Saeed ni sa mère ne sont de bonne humeur.

Mardi le 8 juin

Malheureusement, la situation se dégrade en Arabie Saoudite. Hier, la mère de Saeed commencait à être impatiente avec les enfants.  Elle a expliqué à Nathalie qu'elle ne comprenait pas pourquoi le gouvernement Canadien ne lui payait pas une maison puisque des gens de l'ambassade sont allé la visiter et ont vu leur pauvreté.

Ce matin, Nathalie a eu le temps de dire à sa mère (qui a dû se choquer au téléphone avec la mère de Saeed pour qu'elle la laisse parler à Nathalie) qu'hier, Saeed l'a battue car elle avait bu un verre de pepsi.  Il l'a confinée a nouveau dans son réduit. Saeed lui a confisqué son cell et il est parti avec le téléphone.  Nathalie n'a eu que du pain à manger depuis hier.
Samir est malade, il vomit, et l'école l'a retourné à la maison.  Il est faible et dort tout le temps. Abdullah demande à retourner à Dammam. 

Puis la ligne a coupé, et Johanne Durocher n'arrrive plus à rejoindre Nathalie, la mère de Saeed refuse de la lui passer.  Saeed ne répond pas à son téléphone. 

Lundi le 7 juin

Aujourd'hui, la mère de Saeed commence à être impatiente avec les enfants.  Maintenant, ni elle ni Saeed n'amènent les enfants dans leurs sorties.  Samir a recommencé à faire de l'encoprésie. La tension monte...

Dimanche, le 6 juin

Samir va finir l'école le 15 juin.  Comme il est nouveau dans sa classe à Bisha, il n'aura pas de bulletin, l'école refuse de lui en donner un.  Son école de Dammam ne peut pas lui en donner un non plus puisqu'il n'a pas fini l'année avec eux et a manqué souvent durant son année scolaire.  Donc, en septembre, Samir devra refaire sa 1ere année au lieu de monter en 3e comme tout enfant de 8 ans.
Évidemment, Nathalie détient ses informations de Saeed, parcequ'elle ne peut pas contacter l'école elle-même.  Il est possible que Saeed mente, mais il est aussi capable de ne rien faire afin que Samir refasse sa 1ere année.  Au départ, il ne voulait même pas inscrire Samir à l'école. C'est grâce à l'intervention des droits humains, suite aux pressions de la mère de Nathalie, que Samir a pu aller à l'école.
 
En 2010, le droit à l'instruction est un droit fondamental. Si Samir reste en Arabie sous la tutelle de son père, il ne pourra jamais apprendre et évoluer normalement.  Plus le temps passe, plus il accuse du retard, et plus long et difficile sera sa remise à niveau.
 
Aussi, la mère de Saeed est très déçue de voir que Saeed n'obtiendra pas de maison à Bisha payée par le gouvernement saoudien.  En plus, elle croyait qu'il recevrait une rente mensuelle.  Saeed lui avait menti.
Donc, aujourd'hui, elle a averti Nathalie que tous les 5 doivent avoir quitté sa maison pour le 16 juin à midi, puisque l'école fini le 15 juin.  Selon elle, personne à Bisha ne peut les prendre. Elle a dit à Nathalie qu'ils pouvaient tous retourner à Dammam, au Canada ou en Chine, elle s'en fou.
 
Saeed les ramènera-t-il à Dammam dans l'appartement sans meubles ni climatiseur en plein été? Nathalie n'est pas au courant des projets de Saeed, puisqu'il n'est presque jamais présent et ne lui parle pas.  
En attendant la mère de Saeed donne à Nathalie plus de liberté de mouvements à l'intérieur de la maison, et Nathalie mange et boit à satiété.

Mercredi 2 juin

Aujourd'hui, Saeed a dit à Nathalie qu'il n'était plus nécessaire qu'elle soit dans le locker.  Il lui a acheté du steak haché et des pains hamburger.  Sa famille doit s'imaginer que les occidentaux ne mangent que des hamburgers, car lorsqu'elle a le droit de manger, c'est toujours des hamburgers.
 
Elle a été clairement avertie que si elle veut une TV, un ordinateur, un Ipod, un jeux de société, un livre, du papier et des crayons alors elle doit retourner au Canada.

Elle n'a pas le droit de sortir du petit salon dans lequelle elle est.
 
Si elle se sauve, ils vont la faire ramasser par la police et l'envoyer à l'ambassade.

Selon Nathalie, la plupart des gens du village, qui sont des Al Sharahni, seraient au courant qu'elle est prisonnière dans un salon.  Mais les gens de Bisha, selon Nathalie, détestent les occidentaux.  

Dimanche 30 mai

Depuis ce matin Nathalie est enfermée dans le réduit.  Hier elle a reçu pour nourriture 3 pains pita et 24 dates.  Aujourd'hui, seulement du pain et de l'eau.  La mère de Saeed dépose la nourriture sur le sol au pied de la porte et cogne pour dire que la nourriture est là.  Prisonnière dans son cachot Nathalie ouvre la porte et trouve la nourriture sur le sol..
Avec elle,  elle a ses valises, contenant ses affaires personnelles.  Elle n'a pas le droit de demander d'aller à la salle de bain.  Quand on lui permet de sortir pour changer la couche de Sarah, elle en profite pour utiliser la salle de bain pour elle,  rapidement, sans que cela ne paraisse.  Elle ne peut pas prendre sa douche, ni laver ses vêtements.  Si elle essaie de sortir de son réduit, Saeed est avertit et la gifle.
 
Hier, Nathalie entendait Sarah pleurer très fort, elle a voulu sortir de son réduit pour aller vers la petite, mais la mère a refusé et Nathalie a du regagner son réduit.

Mercredi 26 mai

La fin de semaine dernière (21 au 23 mai), Nathalie a reçu un repas vendredi soir vers 23h00 avec de l'eau.  Le repas suivant n'a été que dimanche matin 9h30.  Un sandwich au fromage avec un yogourt et de l'eau.
Samedi, Saeed a encore une fois battu Nathalie.
Par contre lundi, suite à des appels de sa mère aux services d'urgences d'Affaires étrangères Canada ET au National Society for Human Rights in Saudi Arabia (NSHR) Nathalie a reçu 3 repas (nous ne savons pas qui est intervenu, ni même si quelqu'un l'a fait). C'est la première fois depuis qu'elle est à Bisha.  Les 3 fois Saeed la sort de son réduit, l'ammène à la cuisine, lui donne du steak haché et des pains hamburger et lui dit de se faire des hamburgers. Il reste à coté d'elle afin de s'assurer qu'elle ne touche a rien d'autre. Donc, pour déjeuner, diner, souper, elle a eu des hamburgers, du diet pepsi et, depuis aujourd'hui, il lui redonne le téléphone. 

 

Sa mère raconte:

"J'ai parlé un bon bout de temps avec Nathlalie et je dois vous dire que quand elle a mangé elle est complètement différente, même si elle ne croit plus qu'il est possible pour elle de s'en sortir. Sauf qu'elle est toujours dans le réduit car la famille de Saeed refuse de la voir."

Jeudi 20 mai

16h00 en Arabie Saoudite: Nathalie appelle sa mère en pleurant. Elle a été enfermée de nouveau dans son réduit (pièce de 1m x quelques mètres), et elle n'a pas le droit d'en sortir. Saeed la harcèle constamment.

À bout, Nathalie avale les 12 Tylenols qu'elle avait avec elle. Puis elle vomit. La dernière fois qu'elle a eu de la nourriture et de l'eau est la veille à 22h. Nathalie commence à être à bout.

Fin de semaine du 15 & 16 mai

Cette fin de semaine est très difficile pour Nathalie. Elle est enfermée dans une pièce de 2 mètres sur 5. Elle est privée de nourriture et d'eau. À plusieurs reprises, Saeed Al Sharahni l'a battu.

Le gouvernement saoudien a commencé à négocier avec Saeed pour libérer Nathalie et les enfants.